Cohabitation et viabilité

La cohabitation favorise la viabilité sociale, économique et environnementale, par l’entremise des moyens suivants :

Viabilité sociale

  • Communautés diversifiées et intergénérationnelles. Les communautés de cohabitation comprennent des personnes d’âges différents qui ont des antécédents des modèles familiaux, des héritages ethniques et religieux, et des affiliations politiques différents. En s’occupant ensemble de la planification, de la conception et du processus de prise de décisions, les résidents forment le ciment qui crée la fondation d’une communauté permanente.
  • Participation publique. La cohabitation s’étend à la plus grande communauté et attire d’autres personnes dans le processus. Son seul programme social est la création d’un voisinage chaleureux et amical, avec des occasions de créer plus de rapports et de liens avec les voisins.
  • Respect et soins à l’égard de la vie en communauté. Des installations communes abondantes sont conçues pour créer des occasions de tisser des liens spontanément et appuient le tissu social de la communauté.
  • Changer les attitudes et les pratiques personnelles. Un sentiment profond de connexion avec les autres peut mener à un réalignement radical des priorités personnelles. En cohabitation, bien que la personne soit respectée et favorisée, le bien-être de la communauté est également important. De telles valeurs peuvent se traduire en préoccupations pour le bien-être des inconnus et de ceux qui vont naître, ce qui est l’essence même de la durabilité.
  • Autodétermination démocratique. Les membres financent le développement et les décisions sont prises par consensus à 100 %. Le produit final est le résultat d’intentions partagées et d’un processus profondément cocréatif.
  • Des chances égales à l’égard de la réalisation personnelle. Tous les membres ont des chances égales en matière de participation, de rôles de leadership et d’accès à l’information.
  • Un besoin réduit en ressources humaines externes et en infrastructures. Dans une communauté où les gens connaissent leurs voisins, il y a des occasions considérables de connexions et de soutien naturels, qui réduisent les fardeaux courants de la vie quotidienne. Les soins de jour sont souvent fournis de manière collaborative par les familles qui en ont besoin. Toutes ces petites choses qui représentent souvent des défis pour les personnes âgées vivant de manière autonome peuvent être dispensées naturellement dans une communauté de cohabitation, ce qui réduit d’autant le besoin de soutien externe.
  • Sécurité et sûreté. « La sécurité, c’est la connaissance de vos voisins — et non la construction de murs et de barrières. », Corporal Dan Kelly, GRC.

Viabilité économique

  • Les ensembles immobiliers gérés par les résidents sont bâtis « au prix coûtant ». Le profit qui irait normalement à un promoteur reste dans le projet sous forme de finition de meilleure qualité, d’aires communes pour utilisation partagée, de conception qui se soucie de l’environnement et de toute autre caractéristique que le groupe des résidents pourrait choisir d’inclure.
  • Les acheteurs informés font des choix plus viables. Les futurs résidents choisissent le produit, il y a ainsi une occasion naturelle de mieux s’informer sur les avantages financiers liés à certaines options. Des acheteurs bien renseignés sont plus enclins à opter pour un coût en capital plus élevé maintenant assorti d’économies futures et ainsi choisir des options de meilleure qualité qui offrent une plus grande efficacité énergétique.
  • L’accès aux espaces partagés permet de réduire les besoins en matière de taille des résidences individuelles. L’atelier, les chambres d’amis, la salle d’artisanat, la salle de réunion, les bureaux, les aires de jeu des enfants, etc., peuvent être mis en commun. Les résidences individuelles peuvent être plus petites quand des espaces facilement accessibles sont disponibles pour une utilisation commune.
  • L’accès aux ressources partagées permet aux personnes de réduire leurs possessions matérielles, sans répercussion sur leur qualité de vie. En raison du tissu social de la communauté, le partage des ordinateurs, des imprimantes, des télécopieurs, des équipements de camping et de sport, des congélateurs, des outils et même des automobiles font partie intégrante de la vie quotidienne.
  • Le travail à domicile réduit les exigences en matière de transport. L’isolement social et le coût des infrastructures pour l’équipement, des barrières courantes associées au travail à domicile, ne s’appliquent plus en cohabitation. Les activités basées à domicile sont aussi appuyées par des capacités évoluées sur le plan des télécommunications.
  • Les ressources humaines sont aussi plus facilement accessibles dans une communauté connectée. La cohabitation fournit un environnement dans lequel l’échange des connaissances, des compétences, de l’expertise et du temps est plus fréquent. La garde partagée d’enfants et la coordination des courses ne sont que deux exemples de réduction des demandes de la vie quotidienne.
  • Le vieillissement à domicile est favorisé. Les immeubles sont conçus pour vieillir à domicile et le soutien social qui est offert dans la communauté permet aux personnes âgées de vivre plus longtemps de manière autonome que dans les habitations traditionnelles.
  • La demande du marché soutient la valeur. L’expérience a montré que les communautés de cohabitation offrent une excellente valeur de revente. Les gens sont prêts à payer pour la qualité ajoutée et les avantages de la communauté.
  • L’imputabilité et la transparence sont des parties intégrales du processus. Les décisions sont prises par consensus à 100 %. Tous les membres ont un accès égal à l’information et une responsabilité égale dans la prise de décisions. Cela favorise la responsabilité citoyenne et aide à réduire les immenses problèmes de responsabilité auxquels notre culture est confrontée.

Viabilité environnementale

  • L’interaction sociale favorise les comportements soucieux de l’environnement. Des recherches ont démontré que l’influence, les échanges, la coopération et le soutien contribuent tous à des niveaux accrus de comportement soucieux de l’environnement, dans les communautés de cohabitation.
  • Utilisation efficace de la terre. La cohabitation offre des occasions de densification accrue, tout en restant axée sur la famille socialement et sur le développement durable. Habituellement, les sites sont choisis à cause de leur accès facile aux transports publics et de la distance de marche vers de nombreux services.
  • Options de transport. Un rangement important pour les vélos et des occasions faciles de partage d’automobile en raison des communautés connectées socialement ont permis la réduction documentée de la propriété d’une automobile et de son usage.
  • Jardinage biologique. Là où c’est possible, le jardinage biologique est intégré et offre une source d’aliments produits localement.
  • Espèces indigènes dans l’aménagement paysager. Elles rehaussent l’écosystème local et exigent moins d’entretien, moins de pesticides, tout en diminuant l’utilisation de l’eau.
  • Préservation de l’habitat naturel. Quand les communautés sont localisées dans des régions où plus de terre est accessible, des soins particuliers sont pris pour préserver l’habitat naturel autant que possible et pour bâtir des habitations en grappe, afin de minimiser l’incidence globale sur l’environnement.
  • Gestion efficace des déchets et de l’eau. Le recyclage sur le chantier de construction est courant dans les nouveaux projets résidentiels. Dans les communautés établies, le compostage et le recyclage sont portés à un autre niveau, grâce aux systèmes de collecte communautaire des déchets qui ne sont pas ramassés habituellement par le programme des « bacs bleus ». Le recyclage des eaux grises aux résidences Quayside Village a aussi été intégré. Les barils d’eau de pluie des résidences Cranberry Commons réduisent d’autant la demande pour l’eau potable.
  • Efficacité énergétique et utilisation de sources d’énergie alternative. Une analyse des coûts/bénéfices a amené les membres des résidences Cranberry Commons à payer un coût en capital plus élevé pour un système de chauffage radiant dans le plancher, grâce à une bouilloire à haute efficacité énergétique, agrémentée de panneaux solaires pour l’eau chaude.
  • Choix des matériaux fondé sur l’analyse énergétique et l’impact environnemental. Du béton à fort volume de cendres fines a été utilisé aux résidences Cranberry Commons, ce qui a permis de réduire de 50 % les émissions des gaz à effet de serre lors de la production du béton, tout en fournissant un usage constructif pour les produits dérivés de la combustion du charbon. Environ 10 % du bois utilisé pour la construction des résidences Cranberry Commons était du bois d’œuvre régénéré, qui réduit l’incidence sur les forêts et répond efficacement aux questions concernant la manière dont le bois a été récolté.
  • Partage des ressources et approvisionnement en gros. Les grandes installations communes partagées par la communauté appuient le tissu social, ce qui porte le partage des ressources au niveau d’une réalité quotidienne.

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