Points saillants de la cohabitation

Le Réseau canadien de cohabitation considère ce qui suit comme les caractéristiques essentielles qui définissent la cohabitation :

Processus participatif

Les résidents participent à la planification et à la conception du développement de la communauté, pour qu’elle réponde directement à leurs besoins. (Les projets développés/dirigés par un promoteur immobilier ne sont en rien une menace à cela. Dans la plupart des cas, l’initiative du promoteur peut faciliter encore plus la participation d’un plus grand nombre de personnes dans le processus. D’autre part, une communauté bien pensée, axée sur les piétons, mais sans l’engagement des résidents dans la planification pourrait être qualifiée d’« inspirée par la cohabitation », toutefois, ce n’est pas une communauté de cohabitation).

Conception du voisinage

La conception physique favorise le sentiment d’appartenance à la communauté, en plus de conserver l’intimité et la vie privée. (Il est plus difficile de définir ici ce qui constitue précisément « favoriser un sentiment d’appartenance à la communauté ». Au lieu de dire qu’il s’agit d’une conception axée sur les piétons avec les autos en périphérie, il est plus important de souligner que les résidents sont impliqués dans la prise de décisions (voir ci-dessus) et que l’intention est de créer un « fort sentiment d’appartenance à la communauté » grâce à une conception qui agit comme un des éléments de facilitation. Se mettre ensemble pour acheter votre propre club de golf privé ne fera pas l’affaire).

Résidences privées agrémentées d’installations communes

Les installations communes sont conçues pour un usage quotidien; elles constituent une partie intégrale de la communauté et comprennent habituellement un coin repas, un coin détente, une salle de jeu pour les enfants, des chambres d’amis, ainsi qu’un jardin et d’autres commodités. Chaque ménage possède sa propre résidence privée, complète avec sa cuisine, mais elle partage aussi de nombreuses installations communes avec le groupe élargi. (La cohabitation n’est pas constituée par des maisons partagées. Une maison partagée pourrait faire partie d’une communauté de cohabitation, mais c’est un type différent de communauté/d’habitation).

Gestion par les résidents

Après avoir emménagé.

Structure et prise des décisions non hiérarchiques

On y retrouve des rôles de direction, mais aucun directeur. La communauté ne dépend pas d’une seule personne, même si on y retrouve souvent une « âme missionnaire » qui aide à mettre sur pied la communauté, une autre qui facilite le financement une troisième qui s’assure que vous, le groupe, pouvez bénéficier de gardiennage lors des réunions, et une autre… (Si on retrouve un leader dans votre communauté qui définit toutes les politiques et qui établit des normes de manière unilatérale, ce n’est pas de la cohabitation.) La communauté n’est pas non plus une source principale de revenu pour les résidents. On n’y retrouve pas une économie de communauté partagée (commune). (Si la communauté apporte aux résidents leur principal revenu, il s’agit d’un changement très important à la dynamique entre voisins et cela définit un autre niveau de communauté qui va au-delà de la portée de la cohabitation.)

Extrait de la troisième conférence tenue en septembre 1997, par Kathryn McCamant et Charles Durrett sur la cohabitation en Amérique du Nord, à Seattle.


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